Située au premier étage, un étage en dessous des pièces à vivre principales, cette chambre confortable, entièrement moquettée, se trouve au même niveau que la bibliothèque et le balcon donnant sur la véranda à double hauteur.
Cette chambre spacieuse comprend une armoire encastrée, une coiffeuse et une commode. Comme toutes nos chambres du Foulon, elle est ornée de meubles anciens choisis pour leur praticité et leur style.
Elle dispose d'un lit double super king-size en fer forgé, fabriqué spécialement pour nous à la forge locale (merci Jacqui), et pouvant être divisé en deux lits simples si besoin.
La salle de bain attenante est dotée d'un sol en teck chaleureux, d'une grande douche avec cloison en verre et d'une petite baignoire sur pieds chromés. Cette dernière, qui paraît ancienne au premier abord, est en réalité une reproduction en acrylique neuve et chaleureuse au toucher. La chambre et la salle de bain ont été récemment rénovées.
Histoire
Avant la guerre, lorsque le Domaine du Foulon était encore une ferme, la Chambre de Luxe Jacob servait probablement à entreposer le foin et le matériel agricole de grande taille. En réalité, elle n'existait pas du tout, car le premier étage n'était pas encore entièrement aménagé ; elle faisait partie d'un grand espace à double hauteur sous la maison construite sur colonnes. Nous avons conservé la même disposition que la chambre et la salle de bain d'origine, sauf que la nôtre est un peu plus grande.
La chambre porte le nom d'un habitant local tristement célèbre, Jacob Atkinson, un Anglais improbable qui travaillait sur la ligne de chemin de fer Nice-Draguignan qui passait par l'embouchure des Gorges du Loup avant que les nazis ne fassent sauter le magnifique viaduc en apprenant qu'ils avaient perdu la guerre.
On ne sait pas comment il est arrivé dans notre coin de Provence, mais après la disparition de sa chère compagnie ferroviaire, on le voyait souvent avec sa femme, qui souffrait depuis longtemps, au bar d'une brasserie locale. Il arrivait en retard et avait un accord tacite selon lequel il serait nourri à bas prix avec ce que la cuisine avait à offrir, au grand embarras de sa femme.